Aqueducs, l'approvisionnement en eau des Thermes de Chassenon

Plusieurs chercheurs au sein des Amis de Chassenon se sont investis dans la résolution de ce qui était jusq'à présent une énigme: l'approvisionnement en eau des Thermes de Chassenon.

 

L'équipe de Gabriel Rocque a étudié l'accés à l'aqueduc enterré qui fait suite à l'aqueduc aérien de Cassinomagus au-dessus duquel a été costruit le pavillon d'accueil.

Après consolidation cet accés a été sécurisé dans un sarcophage de béton, les photos en sont consultables sur notre galerie photo http://www.amis-chassenon.org/galerie-105-histoire-en-mage-de-laqueduc-enterre-des-thermes-de-chassenon.html 

 

Laurent Pelpel a analysé l'alimentation en eau de la ville de Limoges depuis l'époque romaine, et il trouve  des analogies intéressantes dans l'alimentation en eau des Thermes de Chassenon qu'il décrit dans Histoire d'aqueducs: de Limoges à Chasenon en passant par Rochechouart . Son étude  peut-être consultée en cliquant sur le lien qui suit :

uploaded/aqueduc-note-b-dec-2012.pdf

 

De leur côté Bernard Fabre et Claude Brege ont découvert en Haute-Vienne un "regard" qui pourrait être un accés à une partie de l'alimentation en eau des Thermes et ils ont sollicité la DRAC de Poitiers et celle de Limoges pour les autoriser à faire un sondage. Autorisation  leur a été accordée.

 

 

Découverte d’un effondrement évoquant le passage d’un aqueduc, pouvant être en relation avec

les thermes de Cassinomagus (Charente), sur le territoire de la ville de ROCHEHOUART  en

Haute- Vienne, près du village de La Pouge.

 

   Les connaissances actuelles de l’alimentation en eau des thermes de Cassinomagus, sont basées sur des observations anciennes, telles celles de J.M. MICHON, plus récemment celles de J.H. MOREAU.

                            C.BOBEE a étudié le potentiel aquifère de la commune de Chassenon et G.ROQUE a dirigé de 2005 à 2009 des fouilles, sur les parties aériennes et enterrées de l’aqueduc, jusqu’à son creusement dans la roche. Son dernier sondage a permis de montrer, que le captage était à chercher au-delà de son passage en tunnel.

En 2009 des prospections pédestres  (FABRE B. BREGE C. prospection thématique de l’aqueduc principal rapport 2009) ont été entreprises, qui ont amené à proposer un tracé comportant plusieurs branches captant deux zones aquifères sur la commune de Chassenon situées pour l’une au-dessus du village de Machat, pour l’autre en un lieu dénommé Les Fonds, traversé  entre autre par la voie d’Agrippa. Ces prospections se sont arrêtées en limite du département voisin (Haute-Vienne).

Récemment, une incursion en Haute-Vienne a permis de découvrir le long de la voie d’Agrippa près du village de La Pouge sur la commune de ROCHECHOUART, un effondrement dans un bois.  M.ROUZIER habitant du lieu, nous a révélé que ce site était dénommé la fontaine perdue, et « qu’il était descendu dans une grotte dont un tunnel a été en partie obstrué pour éviter la perte d’animaux ». Cet affaissement se présente sous la forme d’une cavité circulaire taillée dans le rocher, de laquelle semble partir deux galeries dont l’une est en partie mise à jour par le glissement d’une dalle de couverture en granit. L’ensemble parait évoquer le regard d’un collecteur (le propriétaire du site M. COQUELIN nous a indiqué qu’une pierre ronde le fermait). Le site serait compatible avec la continuité d’une branche de l’aqueduc, parallèle à la voie d’Agrippa descendant en direction de CHASSENON qui aurait capté les grosses sources, récupérées au moyen-âge pour alimenter en eau la ville de ROCHECHOURT. Il est fort à penser que ces sources (captage altitude 254m. et +) ont anciennement alimenté les thermes de Cassinomagus (aqueduc passant en tunnel altitude 235m.).

Ces sources au lieu-dit Fontbouillant ont été captées dans les années 1530 : « Commandes des consuls de ROCHECHOUART à Martial BEYLIER pour faire venir à la fontaine devant l’église Saint-Sauveur, par tuyaux de bois, toute l’eau des fontaines de Fontbouillant, Fontourandeau et dans l’espace de six ans, conduire l’eau de Fontchausson en la fontaine de Fontbouillant ( 14 mars 1525).

                                                                                        

      OBJECTIF  Un sondage du site découvert, permettrait de vérifier qu’un captage des eaux de l’aquifère situé sur la commune de ROCHECHOUART (Haute-Vienne) a servi à alimenter en eaux les thermes de Cassinomagus (Charente).

                                                                                                        FABRE Bernard, BREGE Claude  26/11/2012

 

Tracé supposé d'une branche de l'aqueduc alimentant les thermes de Chassenon

 

Ressources en eau autour de la voie d'Agippa

 

L'effondrement que se proposent d'explorer Bernard Fabre et Claude Brege


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